Auteur/autrice : admin

  • Après les traitements, faut-il changer son alimentation ?

    Après les traitements, faut-il changer son alimentation ?

    Les traitements sont terminés. Et avec cette nouvelle étape arrive souvent une question, formulée parfois à voix haute, parfois juste dans sa tête : « Est-ce que je dois changer ce que je mange ? »

    C’est une question légitime et elle témoigne d’une envie de faire quelque chose, de reprendre la main, de prendre soin de soi d’une façon nouvelle.

    Mais elle s’accompagne souvent d’une certaine pression. Celle des articles lus en ligne, des conseils bien intentionnés de l’entourage, des listes d’aliments « à bannir » ou de « super-aliments » miraculeux. Résultat : on ne sait plus très bien où donner de la tête.

    Cet article est là pour remettre les choses en place, doucement, sans injonctions. Parce que l’alimentation après un cancer, ce n’est pas une nouvelle contrainte à s’imposer. C’est une invitation, si on le souhaite, à nourrir son corps avec un peu plus d’attention.

    Il n’existe pas d’alimentation miracle

    La première chose à entendre, c’est celle-ci : il n’y a pas de régime miracle après un cancer. Aucun aliment ne protège à lui seul, aucun autre ne provoque à lui seul une rechute.

    Cette idée, aussi rassurante soit-elle, est parfois difficile à accepter, parce qu’elle enlève une certitude simple dans un moment où on en cherche.

    Les études scientifiques sur l’alimentation et le cancer sont nombreuses. Elles pointent des tendances, des associations, des facteurs de risque ou de protection. Mais elles ne disent jamais qu’un aliment seul fait tout. Ce qui compte, c’est l’ensemble, c’est-à-dire la façon globale dont on mange au fil des jours.

    L’alimentation ne peut pas effacer ce qui a été traversé, ni offrir une garantie contre une récidive. En revanche, elle peut contribuer à retrouver de l’énergie, soutenir la reconstruction musculaire, participer au bon fonctionnement du système immunitaire, aider à maintenir un état inflammatoire plus favorable à la santé et préserver la santé cardiovasculaire et osseuse. Elle peut aussi améliorer le bien-être au quotidien. C’est déjà beaucoup.

    Autrement dit : manger une part de gâteau au chocolat ne « détruit » pas tout. Et à l’inverse, boire un jus de grenade chaque matin ne « protège » pas à 100 %. La nuance est là, et il faut la connaître.

    Ce qu’on sait avec davantage de certitude, c’est que certaines façons de manger, dans leur ensemble, semblent favoriser la santé. Voyons lesquelles.

    Les grands principes d’une alimentation favorable à la santé

    On pourrait les résumer en une phrase : une alimentation variée, riche en végétaux et peu transformée.

    Et si possible, une alimentation qui reste source de plaisir. Car bien manger ne consiste pas seulement à couvrir ses besoins nutritionnels. C’est aussi continuer à partager, découvrir, savourer.

    Simple à dire, un peu plus difficile à mettre en pratique au quotidien, surtout quand la fatigue est encore là, que l’appétit est capricieux ou que certains aliments gardent une connotation difficile depuis les traitements.

    Voici ce qui ressort des connaissances actuelles.

    Faire de la place aux végétaux

    Légumes, fruits, légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots…), céréales complètes : ces aliments apportent des fibres, des vitamines, des minéraux et de nombreux composés bénéfiques pour la santé.

    L’idée n’est pas de devenir végétarien du jour au lendemain, mais d’augmenter progressivement leur place dans l’assiette.

    Privilégier les aliments peu transformés

    Une cuisine simple, à partir d’aliments bruts ou peu transformés, permet généralement de mieux maîtriser la qualité nutritionnelle de son alimentation.

    Par exemple, un yaourt nature plutôt qu’un dessert lacté aux fruits très sucré, ou une soupe maison plutôt qu’un produit très transformé contenant de nombreux additifs.

    Il ne s’agit pas de rechercher la perfection, mais de donner une direction à ses choix alimentaires.

    Limiter sans interdire certains produits

    La viande rouge consommée en grande quantité, la charcuterie, les produits ultra-transformés ou encore l’alcool sont des aliments qu’il est préférable de consommer avec modération.

    Pas parce qu’ils sont « interdits », mais parce qu’en excès, ils deviennent néfastes pour l’organisme.

    Manger suffisamment

    C’est un point que l’on oublie parfois : après les traitements, certaines personnes ont perdu du poids ou de la masse musculaire.

    L’objectif est alors de manger suffisamment et de façon équilibrée, en veillant notamment aux apports en protéines (œufs, poissons, volailles, produits laitiers, légumineuses, tofu…), qui participent au maintien et à la reconstruction de la masse musculaire.

    Rester hydraté

    L’eau reste le meilleur allié du corps en reconstruction. Les tisanes, les thés, les bouillons ou les eaux aromatisées maison peuvent également contribuer à une bonne hydratation.

    Pourquoi avancer progressivement

    On sort des traitements souvent épuisé. Le corps a traversé quelque chose d’intense. Et l’envie de tout changer pour reprendre le contrôle peut être forte.

    Mais vouloir tout réformer d’un coup est rarement tenable. Cela peut même devenir une source de stress supplémentaire dans une période qui en comporte déjà beaucoup.

    Le changement progressif est souvent celui qui dure. Une habitude ancrée sur plusieurs semaines vaut mieux que dix bonnes résolutions tenues trois jours.

    Concrètement, cela peut vouloir dire ajouter une portion de légumes à un repas là où il n’y en avait pas, cuisiner des légumineuses une fois par semaine, ou simplement prendre le temps de s’asseoir pour manger.

    Il y a aussi une réalité physique à prendre en compte. Selon que les traitements se sont terminés il y a quelques semaines ou plusieurs mois, votre corps n’est pas dans le même état.

    Les troubles du goût, les difficultés digestives, les nausées persistantes, la fatigue ou certaines pertes de poids peuvent encore être présents et nécessiter des adaptations spécifiques.

    Dans ces situations, l’accompagnement par une diététicienne spécialisée en oncologie peut faire une réelle différence.

    Le mot d’ordre : bienveillance envers soi-même. Votre corps a accompli un travail immense. Il mérite d’être nourri avec douceur, pas soumis à de nouvelles exigences.

    Retrouver des repères sans tomber dans les interdits

    C’est peut-être le défi le plus délicat de cette période : retrouver une relation sereine avec la nourriture, sans basculer dans la restriction, l’obsession ou la culpabilité.

    L’alimentation est chargée de sens. Elle est liée aux émotions, aux souvenirs et aux liens sociaux. Un repas en famille, une recette de grand-mère ou un carré de chocolat partagé font aussi partie de ce qui nourrit, au sens large.

    Se donner des repères, oui. Se fixer des interdits stricts, non.

    La différence ?

    Les repères orientent, guident et donnent une direction.

    Les interdits enferment, culpabilisent et finissent souvent par se retourner contre soi.

    Quelques pistes pour trouver cet équilibre :

    • Écouter ses sensations de faim, de satiété et ses envies. Après les traitements, elles peuvent avoir été perturbées. Les réapprivoiser est déjà une façon de prendre soin de soi.
    • Ne pas diaboliser les écarts. Manger un aliment moins équilibré de temps en temps ne remet rien en cause. Ce qui compte, c’est l’ensemble, sur la durée.
    • Se méfier des discours alarmistes. Internet regorge de listes d’aliments prétendument « cancérigènes » ou de régimes « anti-cancer » miraculeux. Beaucoup de ces informations sont exagérées, sorties de leur contexte ou tout simplement fausses.
    • Faire de la table un espace de plaisir. Cuisiner avec quelqu’un, explorer de nouvelles recettes ou redécouvrir certaines saveurs font aussi partie du chemin.

    Et maintenant, par où commencer ?

    Vous n’avez pas à tout changer demain.

    Mais si vous avez envie de faire un premier pas, voici une invitation simple : cette semaine, choisissez une seule chose. Une seule.

    Peut-être ajouter une poignée de noix à votre collation, commencer vos repas par des crudités, cuisiner des lentilles pour la première fois ou simplement prendre cinq minutes pour manger assis, sans écran.

    Un petit geste, vraiment petit, mais choisi. Le vôtre.

    Si les traitements ont laissé des difficultés particulières (perte d’appétit, troubles digestifs, perte de poids ou difficultés à retrouver une alimentation variée) l’accompagnement par une diététicienne spécialisée en oncologie peut être précieux. Elle pourra vous aider à trouver des solutions adaptées à votre situation et à vos besoins.

    Après les traitements, il ne s’agit pas de devenir la personne qui mange parfaitement. Il s’agit de retrouver progressivement une façon de s’alimenter qui soutient votre santé tout en respectant votre vie, vos goûts et votre réalité du moment.

  • L’APA, une aide pour reprendre le mouvement après le cancer

    L’APA, une aide pour reprendre le mouvement après le cancer

    Vous êtes épuisé·e. Votre corps a encaissé des mois de traitements lourds. Et on vous dit qu’il faudrait faire du sport.

    C’est peut-être la dernière chose que vous avez envie d’entendre. Et pourtant, c’est l’une des plus importantes que vous puissiez faire pour vous, maintenant.

    Pas pour retrouver votre silhouette d’avant. Pas pour “reprendre une vie normale”. Mais parce que le mouvement, pratiqué régulièrement, est aujourd’hui l’un des outils les mieux documentés pour réduire la fatigue post-traitement, améliorer le moral, et diminuer le risque que la maladie revienne.

    Le paradoxe de la fatigue après le cancer, c’est que le repos aggrave souvent les choses. Ce n’est pas votre corps qui vous trahit. C’est qu’il a besoin d’être remis en mouvement, doucement, intelligemment, et si possible avec quelqu’un qui sait comment faire.

    L’APA, c’est quoi exactement ?

    L’activité physique adaptée (APA) est une pratique physique conçue spécifiquement pour les personnes qui ont des besoins de santé particuliers.

    Ce n’est pas de la gym classique. Ce n’est pas du sport de performance.

    C’est un accompagnement individualisé, encadré par un professionnel formé, qui tient compte de votre état réel : vos séquelles, votre fatigue, vos douleurs éventuelles, votre niveau de départ.

    Un enseignant en APA, titulaire d’une licence STAPS mention activité physique adaptée, connaît les effets des chimiothérapies sur les muscles et les articulations, les précautions à prendre après une chirurgie, les signes qui doivent faire ralentir. Ce n’est pas un coach sportif. C’est un professionnel de santé du mouvement.

    Concrètement, une séance peut ressembler à de la marche nordique, du vélo doux, des exercices de renforcement musculaire très progressifs, du yoga adapté ou des étirements. Elle peut se dérouler en salle, en extérieur, en groupe ou individuellement. Le point commun : tout est calibré pour vous faire du bien sans vous épuiser.

    Ce que dit la science

    Les preuves scientifiques s’accumulent depuis plus de vingt ans.

    L’APA agit sur les effets secondaires du cancer et de ses traitements de façon remarquable.

    La fatigue post-traitement, cet épuisement profond, différent d’une simple fatigue, qui ne cède pas avec le repos, est l’un des effets les mieux documentés. L’activité physique régulière est aujourd’hui reconnue comme le traitement le plus efficace contre elle. Bouger envoie au corps le signal qu’il peut récupérer.

    La fonte musculaire liée aux traitements se corrige progressivement avec un travail de renforcement doux. Vos muscles ont une mémoire. Ils répondent.

    Les douleurs articulaires, fréquentes notamment avec l’hormonothérapie, sont atténuées par le mouvement régulier, qui lubrifie les articulations et réduit l’inflammation.

    Le sommeil se régule.

    L’anxiété et la dépression post-traitement diminuent.

    Le risque de récidive, et c’est peut-être le plus important, est significativement réduit par la pratique régulière. Pour certains cancers comme le sein ou le côlon, les études montrent une réduction du risque allant jusqu’à 40 à 49 %.

    Ce que montrent aussi ces études : l’encadrement fait toute la différence. Une activité pratiquée seul·e, sans bilan préalable, donne des résultats bien moindres qu’un programme personnalisé suivi avec un professionnel. Ce n’est pas une question de volonté. C’est une question de méthode.

    Par où commencer ?

    Étape 1 : obtenir le feu vert médical

    Commencez par en parler à votre médecin traitant ou à votre oncologue pour obtenir un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de l’APA. C’est le sésame qui ouvre toutes les portes.

    Dans le cadre du sport sur ordonnance pour les personnes en ALD, certaines structures sont partiellement financées par les Agences Régionales de Santé ou prises en charge par votre mutuelle, pensez à vérifier votre contrat.

    Étape 2 : trouver un professionnel qualifié

    La meilleure façon de trouver un professionnel près de chez vous, ce sont les maisons sport-santé. Il en existe aujourd’hui plus de 550 sur le territoire français. Elles font office de guichet unique : bilan de votre condition physique, orientation vers le bon programme, mise en contact avec des enseignants formés. Vous pouvez les localiser sur maison-sport-sante.fr.

    Deux associations proposent également des programmes spécifiques après cancer, accessibles dans de nombreuses villes :

    • CAMI Sport & Cancer, qui a développé un modèle d’accompagnement en trois étapes incluant l’après-cancer
    • Siel Bleu, qui intervient auprès des personnes fragilisées par la maladie

    En attendant : commencez par marcher

    Si vous n’avez pas encore accès à un encadrement, voici ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui : marcher. Pas l’objectif des 10 000 pas. Juste sortir vingt minutes, à votre rythme, sans vous juger.

    La marche est l’activité la plus accessible, la mieux tolérée, et l’une des plus efficaces pour relancer l’énergie. C’est un bon point de départ.

    “Mais je suis épuisé·e, comment je pourrais faire du sport ?”

    C’est la question que se posent la plupart des personnes qui découvrent l’APA. Et c’est tout à fait légitime.

    Que vous n’ayez jamais vraiment fait de sport, ou que les traitements vous aient vidé·e de toute énergie, la réponse est la même : on commence là où vous en êtes.

    Dix minutes de marche. Des exercices assis. Une séance de respiration et d’étirements. L’APA, c’est précisément cela, partir de votre point de départ réel, pas d’un idéal imaginaire.

    Le ou la professionnel·le qui vous accompagne sait que votre corps a traversé quelque chose d’éprouvant. Il ou elle construit avec vous, pas contre vous. Et si un jour vous êtes trop fatigué·e pour faire la séance prévue, ce n’est pas un échec. C’est une information. Un bon enseignant en APA ajuste le programme en fonction de comment vous allez ce jour-là, pas de comment vous étiez censé·e aller.

    Et très vite, souvent en quelques semaines, les personnes qui se lancent rapportent la même chose : “Je pensais que ça m’épuiserait encore plus. En fait, j’ai plus d’énergie.”

    Ce que l’APA change vraiment

    Ce que beaucoup de personnes rapportent après avoir commencé l’APA ne concerne pas uniquement leur corps. Elles parlent d’un regain de confiance en elles. D’un corps qui redevient allié plutôt qu’ennemi.

    Pendant les traitements, votre corps a été le terrain d’une bataille que vous n’aviez pas choisie. Reprendre le mouvement, c’est une façon de renouer avec lui différemment. De lui dire : je m’occupe de toi maintenant.

    C’est aussi, très souvent, l’occasion de rencontrer d’autres personnes qui traversent la même période. Les groupes d’APA après cancer sont des espaces où l’on n’a pas besoin d’expliquer ce qu’on vit. Tout le monde le sait déjà.

    Ce que vous pouvez faire aujourd’hui

    1. Sortir marcher 15 minutes, maintenant ou aujourd’hui. À votre rythme, sans objectif. Juste pour dire à votre corps qu’il peut bouger.
    2. Demander un certificat médical de non-contre-indication à l’APA lors de votre prochain rendez-vous médical.
    3. Chercher la maison sport-santé la plus proche de chez vous sur maison-sport-sante.fr.
    4. Contacter la CAMI Sport & Cancer ou Siel Bleu pour savoir si des professionnels interviennent près de chez vous.

    Et si vous attendez que l’envie soit là pour commencer, sachez qu’elle vient rarement avant. Elle vient pendant. Après la première séance, ou la deuxième. Quand le corps commence à intégrer le mouvement.

    Sources : Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support (AFSOS) 2024, Briggs et al. 2024, Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, ONCORIF.

  • Soins de support après les traitements

    Soins de support après les traitements

    Vous avez fini les traitements. Et personne ne vous a dit ce qui vient ensuite.

    C’est souvent là que commence la période la plus difficile, celle dont personne ne parle vraiment.

    Pendant des mois, vous aviez un protocole, une équipe, des rendez-vous. Un cadre. Et puis un jour, on vous dit que c’est fini. On se revoit dans six mois.

    Et vous vous retrouvez seul, debout, avec un corps que vous ne reconnaissez pas tout à fait, une tête qui n’a pas suivi, et l’entourage qui attend que vous repreniez votre vie d’avant comme si rien ne s’était passé.

    Ce que vous vivez a un nom. Et vous n’êtes pas seul à le vivre.

    Selon une enquête nationale, plus d’une personne sur deux déclare avoir vécu de profonds bouleversements après l’arrêt des traitements. Un tiers dit même que cette période a été plus difficile à traverser que la maladie elle-même. Et pourtant, c’est la période dont on parle le moins.

    De la rémission à la santé : ce n’est pas la même chose

    La rémission, c’est l’absence de maladie détectable. C’est une victoire, absolument. Mais ce n’est pas la santé. La santé, c’est autre chose. C’est un équilibre vivant, qui se construit, qui se choisit, qui s’entretient.

    Le corps médical a fait son travail. Il a traité la maladie avec les outils qui sont les siens. Ce travail est précieux et souvent remarquable. Mais il s’arrête là. Ce qui vient ensuite vous appartient.

    Reprendre sa santé en main ne signifie pas rejeter la médecine. Cela signifie comprendre que vous êtes l’acteur principal de votre reconstruction. Que personne d’autre que vous ne connaît ce que votre corps ressent, ce dont votre esprit a besoin, ce qui vous fait du bien. Et que pour passer de “je suis en rémission” à “je me sens vivant”, il existe bien plus de chemins que ceux qu’on vous a montrés jusqu’ici.

    C’est exactement l’objet des soins de support et de mieux-être.

    Ce que sont vraiment les soins de support

    Les soins de support ne sont pas des soins alternatifs. Ce ne sont pas non plus des soins de confort réservés à ceux qui ont le temps ou les moyens. Ce sont des soins complémentaires aux traitements médicaux, reconnus comme nécessaires, qui prennent en charge tout ce que la chimiothérapie, la radiothérapie ou la chirurgie ne traitent pas directement.

    La fatigue qui persiste des mois après. Les douleurs qui restent. Le sommeil qui ne revient pas. La confiance en son corps qui s’est effilochée. L’anxiété que quelque chose revienne. L’impression de ne plus se reconnaître dans le miroir. La difficulté à reprendre le travail, une relation, une vie sociale.

    Tout cela est réel. Tout cela mérite une réponse. Et des réponses existent.

    Ce que vous pouvez demander, et que beaucoup ignorent

    Il y a d’abord ce que l’on appelle le panier de soins de support, un ensemble de soins reconnus officiellement et remboursés par l’Assurance maladie. Beaucoup de personnes passent à côté simplement parce qu’on ne le leur a pas dit clairement.

    Ce panier inclut le soutien psychologique, avec des psychologues spécialisés en oncologie, pour vous et pour vos proches.

    La prise en charge de la douleur, quand elle est là et qu’on fait semblant de ne pas la voir.

    L’accompagnement diététique, parce que les traitements bouleversent souvent le rapport à la nourriture et au corps.

    La kinésithérapie, indispensable après certaines chirurgies ou pour traiter les séquelles physiques.

    L’activité physique adaptée, encadrée par des professionnels formés, qui est aujourd’hui l’un des soins les mieux documentés pour réduire la fatigue et l’anxiété post-traitement.

    Le soutien social et à la réinsertion professionnelle.

    L’accompagnement des troubles de la sexualité.

    Les soins de socio-esthétique pour apprivoiser un corps transformé.

    Ces soins existent. Vous pouvez les demander à votre médecin, à votre oncologue, ou vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre hôpital.

    Mais ce panier n’est qu’une porte d’entrée. Pas le seul chemin.

    Et si ce dont vous avez besoin est ailleurs ?

    Il existe un monde entier de pratiques qui n’ont pas de place dans les couloirs des hôpitaux, non pas parce qu’elles ne fonctionnent pas, mais parce qu’elles n’ont pas été étudiées avec les mêmes outils que les médicaments. Or l’absence de preuve scientifique n’est pas la preuve de l’absence d’effet. C’est simplement l’absence d’étude, souvent faute de financement, rarement faute de résultats.

    Des centaines de personnes après un cancer témoignent de ce que leur a apporté une séance de réflexologie pour retrouver un sommeil digne de ce nom.

    De ce que le reiki a changé dans leur rapport à leur corps, à leur énergie, à leur calme intérieur.

    De comment la médecine traditionnelle chinoise, avec l’acupuncture, les plantes, le qi gong, leur a permis de retrouver un équilibre que les traitements avaient mis à rude épreuve.

    De comment la fasciathérapie a relâché des tensions physiques et émotionnelles enfouies depuis des mois.

    De comment l’hypnose a dénoué une anxiété de récidive qui les paralysait.

    Ces témoignages ne prouvent pas que ces pratiques fonctionneront pour vous. Rien ne peut vous le garantir à l’avance. Mais ils disent quelque chose d’important : chaque personne est différente, chaque corps a ses propres réponses, et la reconstruction après le cancer n’a pas de mode d’emploi universel.

    C’est pour ça que cette page existe. Pour vous présenter ces pratiques honnêtement, sans idéalisation ni rejet, pour que vous puissiez vous dire : ça, ça me ressemble. Ça, ça pourrait me faire du bien. J’ai envie d’essayer ça.

    Vous n’avez pas à savoir par où commencer

    Vous n’avez pas à avoir un plan. Vous n’avez pas à aller bien immédiatement, ni à guérir de la bonne façon.

    Ce que vous avez traversé est une expérience fondatrice, souvent dévastatrice, parfois aussi transformatrice.

    Beaucoup de personnes disent qu’elles auraient préféré ne pas traverser cela, mais qu’elles ne seraient pas qui elles sont sans l’avoir traversé. Cette ambivalence est normale.

    Prendre soin de vous maintenant, c’est reconnaître que cette expérience mérite une réponse à sa hauteur. Pas juste des rendez-vous de surveillance. Une vraie reconstruction, à votre rythme, avec des outils et des pratiques qui vous correspondent.

    Parcourez les articles de ce site. Laissez-vous attirer par ce qui résonne. C’est souvent le meilleur point de départ.

  • NutraCeutical France

    NutraCeutical France

    Des soins de support pendant et après les traitements
    Les traitements contre le cancer peuvent entraîner de nombreux effets secondaires qui impactent le quotidien. Neuropathies périphériques, problèmes de peau, atteintes des ongles, mucites ou encore
    cicatrices peuvent parfois persister longtemps après la fin des traitements.
    C’est pour répondre à ces difficultés que NutraCeutical France propose une gamme de soins de support spécialement conçue pour les personnes touchées par le cancer.
    Développés à partir d’acides gras spécifiques aux propriétés protectrices et réparatrices, ces soins ont pour objectif d’accompagner les patients tout au long de leur parcours, afin de préserver leur qualité de vie et leur confort au quotidien.

    Une gamme de soins de support complète
    Les soins NutraCeutical ont été développés pour accompagner les personnes confrontées aux effets secondaires liés à la chimiothérapie, à la radiothérapie, à l’hormonothérapie ou encore à certaines chirurgies.
    Leur objectif est simple : aider à soulager certains effets secondaires parfois très invalidants, afin de préserver au mieux la qualité de vie pendant et après les traitements.
    La gamme s’appuie sur des années de recherche autour d’acides gras spécifiques, reconnus pour leurs propriétés protectrices, réparatrices et anti-inflammatoires.
    Elle permet notamment d’agir sur différentes problématiques fréquemment rencontrées :

    • les douleurs neuropathiques
    • les atteintes des ongles ;
    • les cicatrices post-opératoires ;
    • les problèmes de peau et les suites de radiothérapie ;
    • les mucites et inflammations de la bouche et de la gorge.

    • Chaque soin a été conçu avec une même philosophie : proposer des solutions ciblées, adaptées aux besoins spécifiques des patients, afin de les accompagner au mieux tout au long de leur parcours de soins et au-delà.

    ONLIFE : une réponse aux neuropathies périphériques
    Parmi les soins proposés par NutraCeutical, ONLIFE est aujourd’hui l’un des produits les plus utilisés.
    Les neuropathies périphériques induites par certaines chimiothérapies peuvent provoquer des engourdissements, des picotements, des sensations de brûlure, une perte de sensibilité ou encore des difficultés à utiliser ses mains ou à marcher confortablement.
    Ces symptômes peuvent être particulièrement invalidants et continuer à affecter le quotidien bien après les traitements.
    Pour accompagner les personnes concernées, NutraCeutical a développé deux soins complémentaires :

    • ONLIFE Comprimés, pour agir de l’intérieur ;
    • ONLIFE Crème, pour une action locale sur les zones touchées.
      Ces deux produits sont spécifiquement destinés à soutenir les personnes souffrant de neuropathies périphériques chimio-induites et sont aujourd’hui utilisés dans plusieurs centres d’oncologie.

    Une entreprise au service des patients
    Derrière NutraCeutical France se trouve Noëlle Gousset.

    Après plus de vingt années passées dans le domaine de l’onco-hématologie aux côtés des professionnels de santé, elle a souhaité mettre son expérience au service de l’amélioration de la qualité de vie des patients pendant et après les traitements.
    Elle a créé NutraCeutical France avec la volonté de proposer des solutions efficaces aux personnes confrontées aux effets secondaires des traitements anticancéreux.

    Un partenaire engagé auprès de notre communauté
    Prendre soin de son corps, soulager les effets secondaires persistants et retrouver progressivement confiance en soi font pleinement partie du chemin de reconstruction.
    C’est pourquoi nous sommes heureux de compter NutraCeutical parmi nos partenaires.
    Les abonnés du Temps d’Après bénéficient d’une remise privilégiée sur les produits NutraCeutical. Pour en profiter, il leur suffit d’utiliser leur code de réduction sur https://nutraceutical.fr/

  • Les Franjynes

    Les Franjynes

    Créateurs du concept de prothèses capillaires partielles depuis 2015, Les Franjynes réinventent les solutions capillaires destinées aux personnes concernées par la perte de cheveux, qu’elle soit liée à un cancer, une maladie auto-immune, une pelade ou toute autre forme d’alopécie.

    Pensées pour être esthétiques, confortables et faciles à porter au quotidien, leurs créations permettent à chacun de retrouver le plaisir de se coiffer et d’exprimer sa personnalité malgré la perte de cheveux.

    Une création née d’une expérience personnelle

    En 2015, Julie Meunier apprend à l’âge de 27 ans qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Face aux prothèses capillaires traditionnelles dans lesquelles elle ne se reconnaît pas, elle imagine une solution simple et innovante : une fausse frange à associer à un turban.

    L’idée séduit immédiatement lors d’ateliers organisés avec la Ligue contre le cancer. Deux ans plus tard, l’entreprise Les Franjynes voit officiellement le jour et devient la première marque à développer ce concept unique de prothèses capillaires partielles.

    Aujourd’hui, plus de 23 000 personnes à travers le monde utilisent les solutions Les Franjynes. La marque s’appuie également sur un réseau de plus de 690 pharmacies et 55 professionnels de santé et de la coiffure partenaires.

    Des solutions qui accompagnent pendant et après les traitements

    La perte de cheveux ne s’arrête pas toujours à la fin des traitements. La repousse peut être lente, irrégulière ou fragilisée pendant plusieurs mois. Les Franjynes accompagnent également cette période de transition grâce à des solutions qui évoluent discrètement au rythme de la repousse, sans agresser le cuir chevelu.

    Leurs prothèses partielles sont fabriquées à partir de fibres synthétiques japonaises haut de gamme, reconnues pour leur douceur, leur aspect naturel et leur qualité exceptionnelle. Thermo-coiffables jusqu’à 190 °C, elles peuvent être lissées ou bouclées selon les envies et offrent un rendu proche de cheveux naturels en bonne santé.

    Disponibles dans de nombreuses coupes et coloris, elles se fixent grâce à un diadème en silicone souple ou à un bandeau en coton biologique, sans colle, sans adhésif et sans élastique, même sur un crâne totalement nu.

    Agréées par la Sécurité sociale, elles bénéficient d’une prise en charge pouvant aller jusqu’à 125 €.

    Des accessoires textiles pensés pour le bien-être

    Les Franjynes proposent également une large gamme d’accessoires textiles thermorégulants et anti-UV, fabriqués en France et en Europe. Turbans, bonnets, bandeaux et foulards sont conçus pour apporter confort, protection et élégance tout au long du parcours de soin et durant la période de l’après-traitement.

    Leurs créations peuvent être portées dans toutes les situations du quotidien : au travail, lors d’activités sportives, à la piscine, en voyage ou simplement pour se sentir bien dans sa peau.

    Remise partenaire

    En tant que membre de l’espace L’Après d’Hygie, vous bénéficiez d’une remise exclusive sur l’ensemble de vos achats réalisés sur la boutique en ligne
    www.lesfranjynes.com